L'irradiation des aliments
Un peu de Fukushima dans votre assiette : ça vous tente ?
Un phénomène récent lié au développement de la mondialisation est apparu, il s’agit de l’irradiation (ou ionisation) des aliments. Un terme un peu barbare, qui veut simplement dire que l’on traite les aliments avec un rayonnement capable d’augmenter leur durée de conservation ainsi que de les décontaminer (en tuant les bactéries). Chronique d’une guerre nucléaire pour les besoins alimentaires.
L’irradiation, qu’est-ce que c’est ?
Le principe de l’irradiation des aliments est très simple, on place ces aliments en contact avec des rayonnements spécifiques, afin que ceux-ci en soient « imprégnés ». Ces rayonnements vont avoir plusieurs effets. Tout d’abord, il s’agit de conservateur. En effet, l’irradiation va inhiber la germination des aliments d’origines végétales (pommes de terre, oignons,…), en bloquant le processus de division dans le méristème.
Ensuite, cela a un effet de décontamination, en tuant les micro-organismes responsables de la contamination ou de la dégradation des aliments.
Pour finir, l’irradiation permet également de ralentir le processus de mûrissement des fruits.
Et c’est en ce dernier point que la technique trouve toute sa place dans la mondialisation.
L’alimentation mondialisée : première cause d’utilisation de l’irradiation
En effet, pour que des fruits (ou légumes) puissent être consommés à temps (avant qu’ils ne soient trop mûrs et pourrissent) à plusieurs milliers de kilomètres du lieu de leur de cueillette, ou tout simplement pour qu’ils se conservent le temps d’être acheminé vers les grandes surfaces, un traitement est nécessaire (que ce soit à base d’azote, d’ozone ou tout autres produits). Alors qu’il suffirait tout simplement de consommer local pour que ce genre de produit ne se retrouve pas dans notre assiette et, in fine, dans notre organisme.
Les conséquences de ces traitements sur notre santé
En fait, l’irradiation des aliments a un effet néfaste indirect. En effet, ce ne sont pas les rayonnements que pourraient contenir les aliments qui sont dangereux (car ceux-ci ont quasiment disparu lors de la consommation des aliments, mais plutôt leurs effets sur ceux-ci, ainsi que les produits résiduels qu’ils engendrent.
Tout d’abord, les rayonnements détruiraient, selon des études, jusqu’à 80% de la vitamine A présente dans les œufs, ou encore 48% du bêta-carotène présent dans le jus d’orange. Autant dire que les produits ont perdus toute valeur nutritionnelle.
Ensuite, l’ionisation des aliments peut faire apparaître des substances, comme des cyclobutanones, ou encore des benzène, toluène,… que serait promoteurs de cancer, maladies cardio-vasculaires et engendreraient des lésions au niveau génétique.
Quand est-il en Europe et en France ?
Actuellement, l’Europe n’autorise l’ionisation que pour les herbes aromatiques. En revanche, 5 pays (Belgique, France, Italie, Hollande, Royaume-Uni) autorisent l’irradiation de plusieurs autres catégories d’aliments. Cependant, les quantités restent tout de même relativement faibles.
Un point est cependant à souligné, les quantités d’aliments traités en France diminuent, passant de 5 000 tonnes en 2002 à 4 3000 en 2003. En revanche, ces chiffres cachent en réalité une grosse supercherie, puisque l’on est dans le même temps passé de 4 échantillons analysé en 2002 (ce qui est déjà très faible comparé au volume) à … 0 échantillons en 2003 !
En revanche, au niveau européen les quantités ont été multipliées par 2, passant de 20 000 à 40 000 tonnes d’aliments irradiés entre 2002 et 2003.